Semaine 1 Géographie - 1ère 07 et 1ère 03


1ère 07 et 1ère 03
Semaine 1 : Géographie

Thème 2 : Une diversification des espaces et des acteurs de la production
Chapitres :
Les espaces de production dans le monde : une diversité croissante.
Métropolisation, littoralisation des espaces productifs et accroissement des flux.

Les consignes de travail :

Vous trouverez, ci-joint, la fin du cours sur polycopié.
Comment se l'approprier ?
Vous allez le lire plusieurs fois (au moins trois fois), en prenant des notes, à chaque lecture, au brouillon (cela peut aussi être des cartes mentales, sous forme de tableaux, etc). Inutile de conserver ces notes de lecture. Il ne s'agit pas d'une fiche, mais bien de faciliter la mémorisation des éléments du cours en associant lecture et écriture (de la lecture active, somme toute).
Vous pouvez faire la même chose avec la partie « cours » de votre manuel.

Il faut ensuite s'approprier les notions du cours. Pour cela, il n'y a qu'une possibilité : manipuler ces notions en réalisant les exercices proposés. Ces exercices sont à renvoyer avant dimanche 22 mars. Vous pouvez compléter ce fichier directement.
Comment procéder ?
1/ Faire « enregistrer sous » et donner au fichier le nom suivant « semaine1nomdefamille » (vous n'écrivez pas « nom de famille », hein... Vous mettez votre nom de famille... Ex. semaine1alsene).
2/ Supprimer de votre fichier tout ce qui précède et suit les exercices, pour ne renvoyer que ces derniers.

A consulter également :
Lequel propose des exercices interactifs : https://www.lelivrescolaire.fr/page/8684887

Un mot n'est pas compris ? Consultez un dictionnaire et/ou le lexique de votre manuel !

Les exercices :

Exercice 1 : Vous disposez de quatre croquis différents sur un même sujet, « l'inégale intégration des territoires dans la mondialisation » (envoyés séparément en format pdf). Aucun de ces croquis n'est réellement satisfaisant. Vous allez les observer et les confronter au cours afin de construire le tableau suivant, en essayant de justifier vos propos :


Incohérences et éléments peu pertinents par rapport au cours
Incohérences et éléments peu pertinents par rapport au langage cartographique (choix des figurés, nomenclature, etc).
Croquis 1


Croquis 2


Croquis 3


Croquis 4



Exercice 2 : le QCM de votre manuel
Pour le remplir, il faut utiliser la fonction « dessin » (le « T » et mettre un X dans la bonne case) ou utiliser simplement le traitement de texte.
Ex :
Affirmation 1 = votre réponse.

Exercice 3 :
Voici trois sujets de réponse à une question problématisée.
Vous allez en choisir un et réaliser un plan détaillé avec quelques idées, sans rédiger votre devoir. A chaque idée il faut associer un exemple précis et, lorsque c'est possible, la référence d'un document du manuel (en justifiant votre choix : vous devez expliquer pourquoi les informations qu'apporte ce document sont intéressantes pour l'idée concernée).
Ex. de présentation :
I/ Titre de partie
Idée 1 + exemple + doc x p.x parce que...
Idée 2 (démarche identique)
Idée 3
II/ Titre de partie, etc.

Il n'est pas envisageable, vu la nature de l'épreuve et le temps qui vous est imparti, d'évoquer plus de 3 idées dans chaque partie. Il en faut minimum deux. Pas d'introduction, ni de conclusion : il s'agit juste de réfléchir un peu et d'essayer d'approprier le cours en organisant un peu les idées.

Sujet 1 : Quel est le rôle des acteurs privés et publics dans la spécialisation et la structuration à l'échelle mondiale des espaces productifs ?
Votre réponse pourra identifier les acteurs impliqués, puis leurs stratégies et enfin les conséquences sur la recomposition des espaces productifs.

Sujet 2 : Comment la mondialisation conduit-elle à une hiérarchisation des espaces productifs ?
Votre réponse pourra montrer que les espaces productifs majeurs ont des facteurs d'attractivité qui conduisent à leur hiérarchisation et leur mise en réseau à l'échelle mondiale.

Le cours :


II/ […] QUI HIERARCHISENT LES ESPACES

Hormis quelques rares lieux totalement isolés, aucun territoire n’échappe au processus de mondialisation. La combinaison de différents facteurs, variables d’un espace à l’autre, détermine la hiérarchie existant entre les territoires de la mondialisation. Les espaces productifs sont donc en concurrence les uns avec les autres et n'occupent pas la même position dans cette hiérarchie.
En raison de la difficulté à cumuler tous les avantages comparatifs dans la DIPP, les territoires sont inégaux face à la mondialisation. Et si les situations ne sont pas immuables, on peut cependant établir une sorte de typologie des Etats en fonction de leur niveau d’insertion dans le processus de mondialisation, en raisonnant en termes de centre/périphéries. Mais, toute typologie est fondée par des critères que son concepteur estime valable. Il y a donc presque autant de typologies que de géographes !
Quoi qu'il en soit, certains espaces sont les grands gagnants de la mondialisation et y joue un rôle primordial. Leurs espaces productifs comptent donc parmi les plus puissants. On doit raisonner à différentes échelles : par pays (ceux qui sont les pôles d'impulsion, les moteurs de la mondialisation), mais aussi à des échelles plus subtiles. Toute la Chine n'est pas intégrée au processus de mondialisation, par exemple...

A/ Une minorité de pays contrôle la MD

Les évolutions connues par l’économie mondiale ont construit un monde dorénavant multipolaire. DOC 2 p.352 + « repère » p.354
Le concept de Triade, né en 1985 (désignant les trois régions qui dominent alors l’économie mondiale = EU, UE et Japon) n’est pas devenu obsolète mais s’est élargi (notamment avec la montée en puissance de la Chine, désormais 2nde puissance éco mondiale) : la Triade des années 2010 cumule la puissance de l’Amérique du Nord, de l’Europe occidentale et d’une Asie pacifique plus polycentrique avec la Chine.
Triade élargie = 75% du PIB mondial. Ce qui veut dire que 75% des richesses produites dans le monde le sont par une minorité de pays.
Mais, entre 1990 et 2010, alors que la richesse créée a été multipliée par trois, dans le même temps, le poids des pays développés du seul Nord (la Triade classique) est passé de 80 à 66% du total. Raison simple : c'est du au dynamisme des économies en dvlpt.
On est passé « d’un Sud » à des « Suds », tant la disparité entre PVD (Pays en Voie de Développement) est maintenant grande, avec l’affirmation de cinq grands pays émergents et de nouvelles puissances régionales.
Pays émergents = Pays s’appuyant sur mondialisation pour se dvlper (cf. DOC 1 p.361 : les plus grosses FTN ne sont pas seulement issues de pays du Nord) = ils ont des taux de croissance réguliers et importants. La Chine a connu 10 années de croissance du PIB à 10% par an et tourne actuellement autour de 6% (6,3% en 2019 et pour comparaison, la France est à 1,8% de croissance du PIB)
Les BRICS constitués de 5 pays émergents représentant 29% de l'industrie mondiale.
2011 : Chine = 1ère puissance industrielle devant EU ; le Brésil dépasse la Frce, la Corée du Sud et le RU et est lui-même talonné par l'Inde.
Les Suds sont passés de 30 à 53% de la conso énergétique mondiale entre 1965 et 2010 : c'est la preuve de leur industrialisation rapide et importante.
Cette nouvelle demande énergétique et en matières premières nécessaires à l'indsutrialisation réorganise d'ailleurs la dynamique des marchés mondiaux.
De 1960 à 2000 : le prix des matières 1ères baissaiennt du fait de l'échange inégal imposé par les Nords (Echange inégal : théorie selon laquelle la puissance économique du Nord impose aux pays du Sud des conditions d'échanges qui leur sont défavorables comme l'achat de leurs matières premières à faible prix). On assiste à une inversion de la situation. Pays émergents réalisant 50 à 60% de la consommation mondiale : en fixent donc désormais les prix. Une hausse qui profite aux pays producteurs.
On assiste donc à un véritable « rééquilibrage géo-économique » qui dessine, évidemment, une nouvelle architecture plus complexe.
On assiste à un affaiblissement des liens de dépendance N/S au profit de liens S/S beaucoup plus dynamiques. Chaque nouvelle puissance (quelle que soit celle-ci) cherche à renforcer son hégémonie continentale et au-delà : c’est ce que fait la Chine en Asie centrale et orientale et en Afrique (la « Chinafrique » Etude de cas p. 346-347), le Brésil en Amérique du Sud, l’Inde en Asie du Sud, l’Afrique du Sud en Afrique australe, la Turquie en Asie centrale et au Proche-Orient…
Inévitablement, la mondialisation est transformée par ce processus.
L’hégémonie traditionnelle des pays riches et dvlpés du Nord (hégémonie tant éco, politique que financière) est remise en cause. Phénomène accentué par la crise de 2006-2007.
Les nouvelles puissances éco sont désormais en capacité de bloquer les négociations commerciales à l’OMC, réclament davantage de pouvoirs au FMI, à la Banque mondiale ou au Conseil de sécurité de l’ONU, animés par le souci de défendre leurs intérêts nationaux.

B/ Métropolisation et littoralisation des espaces productifs

L'augmentation des échanges mondiaux et la DIPP profitent largement aux espaces métropolitains et aux littoraux.
DOCUMENTS A BIEN REGARDER : CARTE p.354-355 + SCHEMA 2 p.373

METROPOLISATION : Renvoi cours précédent.
Ce sont les grandes métropoles qui concentrent l’essentiel du pouvoir politique, économique et financier. Parce qu’elles concentrent les fonctions de commandement et d’impulsion réunies dans des espaces spécialisés (les quartiers d’affaires) : sièges gouvernementaux et des organisations internationales, sièges sociaux des FTN, bourses et marchés financiers. C’est le phénomène de métropolisation : la tendance structurelle à la concentration des fonctions éco les plus stratégiques dans les villes au sommet des hiérarchies urbaines, nationales et internationales.
L’ensemble de ces villes importantes (villes mondiales, mais aussi métropoles, mégapoles, mégalopoles) forment « l’archipel mégalopolitain mondial ». Ces métropoles, qu'elles soient des villes gobales ou des métropoles secondaires, sont des espaces qui constituent la « porte d'entrée » de la mondialisation dans les pays. Leur puissance décisionnaire en font des lieux privilégiés de celle-ci, mais ce sont aussi des espaces productifs qui concentrent les activités, tant du tertiaire (les services) que du secondaire (l'industrie). Zones industrielles et commerciales sont reliées à des plateformes multimodales efficaces, l'interconnexion des réseaux et des acteurs étant primordiale. Or, les métropoles sont les espaces les mieux desservis de la planète.

LITTORALISATION : DOC 3 p.357
La mondialisation s’accompagne d’un vaste processus de littoralisation. Les littoraux jouent un rôle fondamental d’interface en facilitant la connexion aux échanges mondiaux. Ce sont aussi souvent les lieux privilégiés des dynamiques démographiques, industrielles, économiques et urbaines. Cf. les mutations de la Chine et de l’Inde : les espaces productifs sont concentrés sur les littoraux. D'une façon générale : 60% de la population mondiale vit à moins de 100km des côtes et les 4/5e des grandes agglomérations sont littorales.
Grds ports = hubs, ms aussi territoires privilégiés industrie (ZIP) dotées de zones franches (bien maîtriser les définitions de hubs, ZIP et zone franche + DOC 1 p.352 même si cela ne concerne pas que les zones franches littorales + schéma 1 p.373). Certains espaces industriels se connectent à ces grands ensembles portuaires pour pouvoir bénéficier des infrastructures de redistribution. C'est le cas du pôle chimique de Bâle et de la Silicon Neckar allemande (pôle de haute technologie du groupe Bosch) qui sont connectés à la Northern Range, seconde façade maritime mondiale du Havre à Hambourg avec une quinzaine de ports, dont celui de Rotterdam.
Quelques grandes façades maritimes seulement jouent un rôle majeur dans l’économie mondiale : Japon, Chine littorale, Northern Range européenne, mégalopolis de la côté Est et de la côte pacifique des Etats-Unis.
Toutes les zones littorales ne sont pas dynamiques et ne sont pas des façades maritimes (schéma d'une façade maritime « repère » p.368). On parle de façade maritime seulement si la région est caractérisée par un ensemble de ports reliés à un arrière-pays (appelé hinterland) actif et homogène d’un point de vue économique. Les vraies façades maritimes sont donc rares. Outre celles déjà citées, certaines autres sont en émergence : Corée du Sud, littoral autour de Rio.
Elles sont l’expression littorale des plus puissantes mégalopoles et concentrent les plus grands ports ainsi que les principaux flux maritimes mondiaux.
Evidemment, ces façades maritimes sont en concurrence les unes avec les autres et les ports asiatiques sont de redoutables concurrents pour les autres façades maritimes.


CONCLUSION :
À l’échelle mondiale, les logiques et dynamiques des principaux espaces et acteurs de production de richesses (en n’omettant pas les services) se recomposent. Les espaces productifs majeurs sont divers et plus ou moins spécialisés. Ils sont de plus en plus nombreux, interconnectés et se concentrent surtout dans les métropoles et sur les littoraux. Les processus de production s’organisent en chaînes de valeur ajoutée à différentes échelles. Cela se traduit par des flux d’échanges matériels et immatériels toujours plus importants. Les chaînes et les réseaux de production sont, dans une large mesure, organisés par les entreprises internationales, mais l’implantation des unités productives dépend également d’autres acteurs – notamment publics –, des savoir-faire, des coûts de main d’œuvre ou encore des atouts des différents territoires. Ceux-ci sont de plus en plus mis en concurrence. Parallèlement, l’économie numérique élargit la diversité des espaces et des acteurs de la production.


Des vidéos et des ressources disponibles :*

Par l'ent, vous pouvez accéder au CDI/E-sidoc : https://0240005a.esidoc.fr/
Descendez sur la page d'accueil, vous trouverez ceci :
Cliquez sur « Accéder à la ressource ».
Aux pages suivantes, vous trouverez des vidéos utiles pour mieux comprendre et assimiler les enjeux du chapitre :


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